vendredi 6 mai 2016

Dimensionnement des réseaux

Les diamètres des canalisations et les dimensions des ouvrages annexes ont été déterminés par le maître d'œuvre et sont portés sur les plans à titre strictement indicatif.
Avant la remise de leurs offres, les entrepreneurs devront, par leurs calculs propres et leur expérience professionnelle, s'assurer que ces diamètres et dimensions sont nécessaires et suffisants pour assurer un fonctionnement normal du (ou des) réseau(x), en conformité avec la réglementation en vigueur.
Ils devront, le cas échéant, s'ils le jugent utile, procéder à des modifications des indications des plans, le prix global de leur offre devant correspondre à des installations d'assainissement devant assurer un fonctionnement normal en conformité avec la réglementation.
Les études techniques étant à la charge de l'entrepreneur, celui-ci devra procéder à toutes les études et calculs pour définir les débits et les sections des canalisations, ainsi que les ouvrages annexes.
Ces études seront conduites selon les instructions du circulaire interministériel n° 77.284 NT du 22 juin 1977 et en conformité avec les dispositions du CCTG.

Les ouvrages d’assainissement seront de plusieurs types suivant leur destination : regard de visite, regard à grille, regard avaloir, tabouret de branchement …
Les éléments des regards pourront être préfabriqués ou coulés en place.
Ouvrages préfabriqués
Ils devront être titulaires du label NF, ainsi que d'une certification :
-          regards et boîtes de branchement : certification n° 01.118;
-          dispositifs de couronnement et fermeture : certification n°0182.
Les ouvrages de petites dimensions seront en une pièce, les autres en éléments assemblés.
Les regards et autres en éléments assemblés devront comporter :
-          un radier formant cunette, préfabriqué ou coulé en place;
-          un ou plusieurs éléments pour cheminée;
-          un élément de finition haut à cône réducteur ou non ;
-          des joints souples préfabriqués pour les assemblages ;
-          des prépercements avec leurs dispositifs souples d'étanchéité;
-          un dispositif de couronnement;
-          des échelons d'accès pour les regards visitables, en acier galvanisé.
Pour tous les ouvrages préfabriqués, l'entrepreneur devra soumettre à l'approbation du maître d'œuvre le type et la provenance des ouvrages qu'il propose.
Eléments coulés en place 
Le radier et les parois seront coulés en béton ; parois d'une épaisseur minimale de :
-          0,10 m pour les ouvrages de petites dimensions,
-          0,15 m à partir de 1,50 m.
Granulométrie des agrégats, nature et dosage du ciment, avec ou sans armatures, etc., à déterminer par l'entrepreneur en fonction des conditions rencontrées.
Les parois intérieures recevront un enduit au mortier étanche avec gorges dans les angles et façon de cunette au fond.
Chute dans les regards d’assainissement
Dans le cas de chute importante, supérieure à 70 cm, les regards devront comprendre les éléments nécessaires pour une chute accompagnée avec té de visite
Tampons des regards
Les tampons ou grille des ouvrages d’assainissement seront en fonte de classe C 250 pour les ouvrages placés sous les trottoirs et de classe D 400 pur les ouvrages placés sous chaussée.
Mise à niveau des dispositifs de couronnement
L'entrepreneur aura à sa charge la mise à niveau des tampons de regards, grilles, avaloirs, etc. avec les revêtements de sol finis, en une ou plusieurs fois si nécessaire, avec toutes les fournitures nécessaires.
Obligations de l'entrepreneur lors de la mise en oeuvre
L'entrepreneur devra pendant la durée des travaux :
-          minimiser au maximum la gêne aux tiers, et prévoir tous les dispositifs de franchissement nécessaire;
-          assurer la sécurité et l'hygiène du personnel du chantier et des tiers de jour comme de nuit;
-          prendre toutes dispositions pour éviter le rejet des eaux de chantier et des boues avec débris de toutes sortes qui pourraient présenter un risque d'obturation des canalisations.
Les regards de visite
Les regards de visite auront une section de 1 m de diamètre.
Ils seront de profondeur variable suivant les indications portées sur les plans.
La cunette sera réalisée de manière à favoriser l’écoulement et devra être revêtue avec un enduit lissé.
Les regards à grille et les regards avaloirs
Les avaloirs et les regards à grille comprendront un système siphoïde et une décantation de 30 cm.
Les regards à grille auront une section intérieure de 60 x 60 cm. La couverture sera en fonte série D400.
Les emplacements des regards avaloirs et des regards à grille sont repérés sur le plan d’assainissement.
Les ouvrages de récupération devront être placés aux points bas ainsi qu’à des points intermédiaires.

Les chambres de tirage, les fourreaux et les bornes devront faire l’objet d’une réception par France Télécom. et Réseaux et Système d’Information, concessionnaires des réseaux télécom.
L’entreprise réalisera un plan de récolement spécifique rattaché au système général qui lui sera remis à la réception.
Ils seront réalisés par l’Entrepreneur à sa charge, en présence du concessionnaire concerné le cas échéant.

L’altimétrie sera contrôlée par nivellement. La tolérance est fixée à +/- 0.05 m par rapport aux cotes théoriques.
La couche de forme sera contrôlée par des essais à la plaque avec production des courbes contraintes-déformations ( un essai tous les 200 m²) réalisés suivant le mode opératoire LCPC. Les valeurs nominales à obtenir sont :
Qp = 4 bars ; EV2/EV1<2.3 ; EV2 < 50Mpa
L’altimétrie sera contrôlée par nivellement. La tolérance est fixée à +/- 0,02 m par rapport aux cotes théoriques.
La couche de base sera contrôlée avant la mise en œuvre des enrobés par des essais à la plaque avec production des courbes contraintes-déformations (un essai tous les 200 m²) réalisés suivant le mode opératoire LCPC. Les valeurs nominales à obtenir sont :
Qp = 4 bars ; EV2/EV1<2.2 ; EV2 < 50Mpa
Plateforme PF2 avant structure des chaussées

La vérification de la régularité du surfaçage à la règle de 3 (trois) mètres sera effectuée longitudinalement dans l’axe de la voie. Le contrôle transversal pourra être effectué dans tout profil en travers, dans la largeur d’une bande de répandage et ne devra pas excéder les tolérances fixées au fascicule 27 du C.C.T.G. pour la flèche maximale par rapport à la règle de 3 (trois) mètres.
Un nivellement précis déterminera les cotes des regards de visite. Entre deux regards la pente et l’alignement seront ainsi déterminés.
Le respect des niveaux et des cotes des ouvrages, et la régularité des pentes seront vérifiés par l’entreprise et le rapport de contrôle sera présenté au maître d’œuvre.
La conformité des canalisations et autres éléments du réseau sera vérifiée par l’entreprise et présentée au maître d’œuvre.
Des essais d’étanchéité seront réalisés par l’entreprise :
L’étanchéité du réseau principal EP gravitaire pourra être vérifiée sur 100 % du linéaire (arrêté du 22/12/94).
L’étanchéité du réseau principal EU gravitaire et les épreuves des regards seront vérifiés à l’air (par dérogation à l’art. 6-1-3 du CCTG) suivant les dispositions suivantes :
Pour des canalisations de diamètre inférieur à 1200 mm, établies hors nappe phréatique permanente ou sous nappe permanente située à moins de 0.50m de la génératrice supérieure de la canalisation : épreuve à la pression interne ; les épreuves seront réalisées dans les conditions suivantes :
Avant de commencer l’épreuve, l’appareillage est initialisé selon la nature de la canalisation, la longueur du tronçon, le diamètre de la canalisation, le nombre éventuel de branchements, leur diamètre, leur longueur et la nature de la canalisation.
Après mise en place des obturateurs à l’amont et à l’aval du tronçon et l’initialisation de l’appareillage, il est procédé à la mise en pression interne de la canalisation sous une charge de 270 mb mini et 300 mb maxi.
L’épreuve est satisfaisante si, à la fin de l’essai, la pression résiduelle est au moins égale à 170 mb
En fin de chantier, l’Entrepreneur devra avoir enlevé tout son matériel (matériaux, laboratoire de chantier, décombres et détritus de toutes sortes) et procédé à la remise en état des lieux.


SECURITE ET PROTECTION DE LA SANTE.

Les entrepreneurs ne pourront élever aucune réclamation du fait de la présence d’entreprises titulaires de chantiers étrangers à l’entreprise. Ils prendront les précautions utiles pour une bonne coordination avec les autres intervenants et avec les concessionnaires.
Le chantier objet du présent CCTP sera réalisé en tenant compte des dispositions relatives à la sécurité et la protection de la santé applicables aux opérations de bâtiment et de génie civil, issues de la loi n°93-1418 du 31 décembre 1993 et les textes en découlant, notamment le décret n°94-1159 du 26 décembre 1994.
Aussi, L’Entrepreneur est réputé avoir tenu compte dans son offre des modalités d’organisation et de fonctionnement définies par les textes mentionnés ci-dessus.
L'entreprise devra prendre en compte et faire appliquer en permanence les principes généraux de prévention qui sont rappelés ci-après
  • Eviter les risques.
  • Evaluer les risques qui ne peuvent pas être évités.
  • Combattre les risques à la source.
  • Adapter le travail à l'homme, en particulier en ce qui concerne la conception des postes de travail ainsi que le choix des équipements de travail et des méthodes de travail et de production en vue notamment d'atténuer le travail monotone et le travail cadencé et de réduire les effets de ceux-ci sur la santé.
  • Tenir compte de l'état d'évolution de la technique.
  • Remplacer ce qui est dangereux par ce qui n'est pas dangereux ou par ce qui est moins dangereux.
  • Planifier la prévention en y intégrant, dans un ensemble cohérent, la technique, l’organisation du travail, les conditions de travail, les relations sociales et l'influence des facteurs ambiants.
  • Prendre des mesures de protection collectives en leur donnant priorité sur les mesures de protection individuelle.
  • Donner les instructions appropriées aux travailleurs

Sur les chantiers soumis à l'obligation d'établissement par le coordonnateur de sécurité d’un plan général de coordination les entreprises doivent établir un plan particulier de sécurité qui remplace l’ancien document appelé PHS (Plan d'Hygiène et de Sécurité).
Pour cela les entreprises (titulaires de lots et sous-traitants) disposent d’un mois à compter de leur contrat signé pour élaborer leur P.P.S.P.S. En tout état de causes elles ne pourront démarrer leurs travaux qu’après avoir remis au coordonnateur leur P.P.S.P.S.
Préalablement à toute intervention et à l'élaboration de son P.P.S.P.S. chaque entreprise (titulaire d’un lot et sous-traitant) procédera à une inspection commune du chantier avec le coordonnateur sécurité en vue de préciser, en fonction des caractéristiques des travaux à réaliser, les consignes à observer.
Cette inspection commune aura lieu avant la diffusion définitive du P.P.S.P.S., de manière à y intégrer les consignes résultant de l’inspection ci-dessus.
Chaque entrepreneur fournira à ses sous-traitants pour qu’ils en tiennent compte un exemplaire du PGC et les mesures d'organisation qu'il a lui-même définies dans son propre plan.
L'entreprise titulaire du lot gros œuvre ou du lot principal ou d’un lot à risques particuliers communique son plan particulier de sécurité à l’inspecteur du travail, au service de prévention de la CRAM et à l’OPPBTP.
Un exemplaire au moins du P.P.S.P.S est tenu en permanence à jour sur le chantier par chacune des entreprises. Cet exemplaire est conservé par l’entrepreneur pendant cinq ans à compter de la date de réception de l’ouvrage.

L’entreprise remettra un planning conforme au délai des travaux dès la réunion de démarrage de chantier.
L’entreprise prendra contact avec les concessionnaires pour les travaux concernant les réseaux.(Eaux pluviales sont compétences de la mairie de MARMAGNE)
Avant le début de l’approvisionnement et en cours des travaux, le maître d’œuvre pourra exiger les analyses et les essais prévus au CCTG applicable aux marchés de travaux publics d'équipement.
Ces analyses et essais à la charge de l'entreprise seront faits sur place ou dans un laboratoire choisi d'un commun accord entre l'entrepreneur et le maître d’œuvre.
Les raccordements aux branchements devront être vérifiés avant remblaiement par les sociétés ou administrations concessionnaires des différents réseaux.

L’entreprise fournira sur tirage papier et sur support informatique (format Autocad 2010) un plan de récolement des ouvrages exécutés. Ce plan devra être soigneusement réalisé et sera rattaché en planimétrie dans le système Lambert II  référence TERIA et dans le système NGF concernant l’altimétrie.